Un officier du 10e léger
Marie César Stanislas Savarin est né le 6 mai 1773 à Jujurieux. Cultivateur. Il est élu caporal au 2e bataillon de l’Ain le 1er décembre 1791. Sergent major le 1er mai 1792. Sous lieutenant le 10 avril 1793. Lieutenant le 20 messidor an II. « Propre à occuper la place qu’il occupe »[1]. « Officier instruit et zélé pour son service »[2]. Il est à la 29e demi-brigade de bataille. Il passe à la 10e demi brigade légère, en l'an VIII, par ordre du général Schawenbourg. Il désapprouve le coup d'état du 18 brumaire. Il démissionne le 29 nivôse an IX. Il vient s'établir à Saint-Jean le Vieux, où il achète une propriété avec Juvanon de Saint-Rambert et Antoine Brun. Pétrit des idéaux révolutionnaires, il commande un groupe de corps franc vers Saint-Rambert en 1814 avec Juvanon. Dès le retour de Napoléon, en 1815, il se montre comme un partisan de Napoléon, dans une lettre adressée au préfet de l'Ain, le 17 mars 1815. Le 11 mars 1815, en tant que lieutenant du 10e régiment d'infanterie légère, il demande la permission à Napoléon de former un régiment temporaire d’anciens soldats, sous-officiers et officiers de l’Ain. En avril, il demande au ministre de l'Intérieur des mesures contre les nobles, les prêtres et les fonctionnaires. A partir du 6 avril, il commande un corps de volontaires de l’Ain contre le duc d’Angoulême. De retour à Saint-Jean le Vieux sous escorte, il intègre la Garde Nationale comme lieutenant. Le 18 juillet, lors d'une inspection, il demande l'élection des officiers et obtient d'être élu commandant. Il est arrêté le 23 mai 1816 sous prétexte de complot contre la royauté et condamné à mort par arrêt de la cour d’assises de l’Ain du 4 septembre 1816 et exécuté à Bourg le 25 octobre 1816.
Sa famille possède encore des "reliques" de cet ancêtre héroïque dont un pistolet an XIII, à lui attribué.