Tenues des chasseurs à cheval de la Garde

Publié le par Thierry Vette

UNIFORMES ET TENUES CHASSEURS A CHEVAL DE LA GARDE

Par

Thierry Vette,

Uniformologue

 

En ayant toujours comme base le livre du commandant Bucquoy sur la cavalerie de la Garde, les planches Rousselot[1] et le livre Napoléon Elite Cavalry de Ryan E., nous regardons les tenues que portèrent les chasseurs à cheval de la Garde durant les campagnes

Marengo 1800

Tenue de route : Colback, plumet droit, habit à la chasseur, gilet rouge à deux rangées de boutons, charivari vert à bande rouge s’arrêtant à la manchette en cuir du bas. En cas de perte, le colback est remplacé par le chapeau. La schabraque utilisée est en mouton blanc festonnée de rouge. Sabre de hussard.

Tenue de piquet d’escorte : Colback, plumet droit, cordonnet tressé aurore de colback[2], gilet tressé, hongroise rouge. La schabraque est en drap vert sans aucun ornement.

Austerlitz 1805

Tenue de route : Colback nu, pelisse ou dolman avec ceinture écharpe, charivari vert à bandes rouges, sabretache recouverte. La schabraque est en mouton blanc festonnée de drap rouge. Sabre de cavalerie légère de la Garde adopté en octobre 1803.

Tenue de piquet d’escorte : Colback, plumet, cocarde, raquettes, flamme, dolman ou pelisse, retonde en cas de mauvais temps, culotte de daim, sabretache couverte. Schabraque en drap vert avec ornements cors de chasse.

Tenue de combat : colback, plumet, cocarde, raquettes, flamme, pelisse chaussée et fermée, culotte de daim, schabraque nue, manteau roulé autour du corps. Schabraque de drap vert ornement cors de chasse.

Prusse et Pologne 1806-07

Tenue de route : colback couvert, habit, gilet uni rouge, charivari vert à bandes rouges, schabraque en drap vert, ornements aigle impériale.

Tenue de piquet d’escorte : colback, plumet, cocarde, raquettes, flamme, habit, gilet gansé, culotte hongroise. En cas de mauvais temps, rotonde chaussée. La schabraque est en drap vert avec ornements aigle impériale. L’aigle apparaît aussi sur les gibernes.

Espagne 1808

Tenue de campagne : colback couvert, pelisse chaussée, gilet gansé, charivari vert à bandes aurore, sabretache couverte, schabraque en drap vert ornements aigle impériale.

Tenue de piquet d’escorte : colback, plumet rouge à la place du plumet vert et rouge, cocarde, raquettes, flamme, pelisse chaussée, gilet gansé, charivari vert à bande aurore, sabretache nue, schabraque drap vert avec ornements aigle impériale.

Wagram 1809

Tenue de route : colback couvert, dolman et ceinture écharpe, culotte hongroise, sabretache couverte, schabraque drap vert ornements aigle impériale[3].

Tenue de piquet d’escorte : colback, plumet, cocarde, raquettes, flamme, dolman et ceinture écharpe, hongroise, sabretache nue, schabraque drap vert ornements aigle impériale.

Russie 1812

Tenue de route : Colback couvert, dolman et ceinture écharpe, charivari vert à deux bandes aurores, sabretache couverte avec aigle peint, schabraque drap vert ornement aigle impériale.

Tenue de piquet d’escorte : Colback, plumet, cocarde, raquettes, flamme, dolman et ceinture écharpe, charivari vert à deux bandes aurores, sabretache nue, schabraque drap vert ornements aigle impériale.

France 1814

Tenue de route : colback, flamme, dolman ceinture écharpe, charivari gris à double bandes rouges, sabretache couverte avec aigle peint, schabraque drap vert et ornements aigle impériale. Le régiment est alors bottés de neuf. Lors des combats le manteau est porté en sautoir pour protéger des coups de sabre et de baïonnette.

Tenue de piquet d’escorte : Colback, plumet, cocarde, raquette, flamme, dolman et ceinture écharpe, charivari cris à deux bandes de drap rouge, schabraque drap vert ornements aigle impériale.

Waterloo 1815

Tenue de campagne : Colback couvert, dolman et ceinture écharpe, charivari de drap vert boutonné à bande de drap rouge, sabretache couverte avec aigle peint, schabraque sans ornements.

 



[1] Une collection de plus de 70 planches Rousselot originales sont conservées aux Archives Départementales de l’Ain.

[2] Le petit colback consulaire ne possède pas de flamme.

[3] Lors de son décès, le 27 novembre 1809, consécutif à ses blessures, le brigadier Louis Philibert Pinjon, né à Chalamont, Ain, chevalier de la Légion d'Honneur, servant au 2e régiment de chasseurs à cheval de la Garde, possède un habit (sic ?), un pantalon (sans doute charivari), des bottes, un bonnet de grenadier, un manteau et un porte manteau.

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Publié dans Chasseurs à cheval

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